thème : émancipation
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samedi 5 mars 2022 à 15h

«Ici on noya les Algériens.» La bataille de J.-L. Einaud pour la reconnaissance du 17 octobre 1961.

L'Atelier d'histoire critique vous invite à une rencontre suivie d'une discussion en présence de :
- M. Fabrice Riceputi, historien et animateur des sites histoirecoloniale.net et 1000autres.org, auteur en septembre 2021 de "Ici on noya les Algériens" (éditions du Passager clandestin),

- Mme Dominique Manotti, romancière, ex-enseignante au Centre expérimental de Vincennes et ex-maîtresse de conférences à Paris-VIII Saint-Denis.

« Sous le pont Saint-Michel coule le sang. »

Paris, 17 octobre 1961, 20 h 30. À cinq mois de la fin de la guerre d'Algérie, des dizaines de milliers d'Algériens, hommes, femmes et enfants, manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui leur est imposé par le préfet de police Maurice Papon. La répression est d'une violence inouïe : onze mille personnes sont raflées, brutalisées et détenues dans des camps improvisés. Plus d'une centaine sont « noyées par balles » dans la Seine. Pourtant, le lendemain, les rapports officiels ne font état que de deux morts.

Face à ce mensonge d'État, un « simple citoyen » se fait chercheur. Il s'appelle Jean-Luc Einaudi. Pendant trente ans, ce « héros moral » surmonte les obstacles - omerta, archives verrouillées, procès… - pour faire connaître et reconnaître le crime d'État. C'est cette bataille intellectuelle, judiciaire et politique que retrace Fabrice Riceputi dans un récit documenté et passionnant.

Un combat à poursuivre à l'heure où la République s'obstine à refuser de regarder en face l'héritage raciste de la colonisation et où les violences policières continuent à se perpétrer en toute impunité.

La rencontre aura lieu à la Médiathèque du Vieux-Lille le samedi 5 mars à partir de 15h30. Entrée gratuite sur présentation d'un pass sanitaire.

**Attention, la salle de réunion de la Médiathèque du Vieux-Lille se situe au deuxième étage sans ascenseur. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.**

Source : https://www.facebook.com/atelierdhistoirecrit…
Source : message reçu le 14 janvier 13h